[CRITIQUE] « Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées », réalisé par Peter Jackson

Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon le Hobbit est le seul à pouvoir unir ses amis contre la montée des puissances obscures de Sauron.

Par ce dernier film, c'est avec une immense joie naturelle que nous retrouvons les personnages évoluant au sein de la Terre du Milieu, mais aussi une grande tristesse, puisque c'est bien la fin d'une épopée cinématographique. Les batailles épiques, pour un simple anneau s'avérant maléfique, rythmées au son de mélodies devenues mélancoliques, et le souvenir d'une comté paisible où vivent de valeureux hobbits. Les grands films au cinéma sont de grandes oeuvres aussi pour leurs répliques les plus cultes. Par le plus célèbre de magiciens, « Par ma Barbe », Gandalf s'écrie dans un dernier souffle « VOUS NE PASSEREZ PAS ». Peter Jackson est le formidable réalisateur ayant su mettre les images que l'on imaginait tous en relisant les romans fantastiques de J.R.R. Tolkien. Par cet article, nous souhaitons transmettre un message fort au réalisateur, et au nom de tous les plus grands fans de ce mythe cinématographique : Thanks for that precious !

La Désolation de Smaug avait un côté très frustrant. Certains spectateurs ont boudé le film au cinéma pour une qualité certes moins léchée en termes d'effets spéciaux, mais employant malgré tout des techniques quelque peu novatrices, et le public qui y a trouvé son plaisir en retrouvant Gollum, toujours à la recherche de son « précieux ». Peter Jackson s'est cette fois offert le plaisir de démarrer ce dernier film au cinéma sur une note plus qu'épique rendant hommage à Smaug le Majestueux. On pense aussi à Bilbon, ce héros attachant et sympathique, sortant de son confort et de son habitat naturel pour venir en aide à quelques nains nomades qui se battent tout simplement pour obtenir ce que le hobbit possède déjà. Thorin est ce personnage passionné, parfois moribond et forcené dans ses idées, mais si précieux pour défendre sa terre et ce qu'il a mis tant de mal à retrouver. Richard Armitage est l'acteur idéal qui s'est accaparé ce rôle à la perfection et qui fait bouillir la substance émotionnelle et dramatique que Throin renferme.

Néanmoins, il faut bien aborder certains points qui fâchent. Si le film est réjouissant, et on n'a pas encore fini d'en parler, Peter Jackson n'évite malheureusement pas la principale problématique : Il y a beaucoup trop de longueurs. Forcément, un seul livre de 320 pages donnant trois films de presque 2h30 (si on ne prend pas en compte les versions longues), on se retrouve avec pas mal de scènes étirées. Au-delà de ça, on regrettera un Howard Shore un peu transparent, n'ayant pu donner libre cours à son imagination et à ses envies de compositions musicales, et par la simple réutilisation de thèmes déjà connus.

Nous avons volontairement refusé de dévoiler le moindre détail de ce dernier opus, sauf les rares images déjà présentées dans la bande-annonce, et c'est pour une bonne raison. Car même si Peter Jackson a su rester fidèle aux œuvres de Tolkien, ce dernier volet réserve quelques belles surprises. Nous n'aurions alors pas pu rêver un meilleur adieu à la Terre du Milieu, et à toute l'émotion et frisson que cet univers fantastique et imaginaire a pu nous apporter. La boucle est bouclée, il est temps pour nous de rentrer dans notre Cul-De-Sac.

Conclusion :

Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées est un très bel adieu à la Terre du Milieu. Parcouru de grands moments de bravoure, de scènes fortes en émotion, et surtout d'un sens du spectacle inouï, cet ultime volet est définitivement le meilleur film de cette trilogie, et de très loin !